LE MAGAZINE DU VIN
Par Jacques Orhon, sommelier, auteur et globe-trotter du vin
Bien connu des Québécois, cet effervescent catalan bien sec se vend à prix doux… Produit avec les cépages parellada (60%), maccabeu (25 %) et xarel-lo cultivés en bio, et élaboré en méthode traditionnelle, ce cava à tout pour plaire, à l’apéritif et sans façon, se prêtant même au jeu – tout aussi bien entre nous qu’un simple prosecco – pour élaborer votre spritz favori. BIO. (17,50$)
Une jolie couleur vive, des bulles très fines et persistantes, des notes de pomme et des parfums légèrement briochés au nez, voilà en partie ce que vous propose ce crémant élaboré par une maison réputée, installée dans le Mâconnais. Le chardonnay domine avec près de la moitié de l’assemblage, complété par le trio gamay, aligoté et pinot noir, à parts à peu près égales. Certes, ce n’est pas du champagne, mais il est vinifié comme tel, et à ce prix, il n’a pas à souffrir de la comparaison. (28,45$)
Avec l’époque difficile et compliquée que nous connaissons, pourquoi ne pas voir la vie en rose avec ce champagne encore à prix raisonnable. Et ce qui ne gâte rien, c’est que dans cet assemblage pinot noir, pinot meunier et un peu de chardonnay s’unissent pour donner au vin une robe invitante et une finesse d’effervescence qui se prolonge agréablement. Pour le plaisir des yeux, ses parfums et ses saveurs de petits fruits rouges, ce champagne incitera à festoyer. Et si par hasard, le souper se prenait en tête à tête, pourquoi ne pas le choisir en guise d’apéritif et réserver une partie du flacon pour accompagner un dessert aux fruits rouges comme un miroir aux fraises ou un crumble aux framboises et bleuets. (63,50$)
Ce n’est pas d’hier que je me régale avec les vins de ce sympathique producteur, mais je viens de me faire sérieusement plaisir avec la nouvelle mouture de ce bergerac issu d’un trio en bio de sémillon (45%) qui apporte de la rondeur, de sauvignon (45%) et de muscadelle. Finesse et belle expression aromatique, légèrement limette, sont au rendez-vous dans cette appellation que l’on a tendance pourtant à négliger. Du fruit en veux-tu en voilà, et une petite note iodée en milieu de bouche qui mènera tout droit ce vin à prix très correct en accord avec des huîtres servies nature. Du plaisir aussi en vue avec des poissons grillés et poêlés, en évitant les épices qui masquent tout. BIO. (18,85$)
J’avais adoré ma visite chez Babich, un des leaders du vignoble néo-zélandais. J’ai donc été heureux de redécouvrir ce sauvignon aux reflets verts, au nez franc et pas marqué par les notes végétales, type asperges vertes qui sévissent encore dans ce joli pays. Ce vin blanc bio et végane est plutôt mûr avec une pointe d’agrume confit au nez, ainsi qu’une franche acidité et une bonne persistance. On peut le servir en apéritif, mais avec des pâtes au saumon fumé, c’est pas mal non plus. Perso, je l’ai bien apprécié avec le Cendrillon, le fromage de chèvre affiné bien connu de la Fromagerie Alexis de Portneuf. BIO. (23,65$)
Parmi les nombreuses cuvées proposées par cette maison – ce sont les mêmes proprios que le domaine de la Hitaire – on pourra mettre la main sur celle-ci, au moelleux issu du cépage gros manseng, cueilli en vendanges tardives. Pour cette raison, on est en présence d’un vin sucré naturellement (entre 40 et 50 g de sucre résiduel), doté d’une suavité fort agréable. Mais il faut souligner la bonne acidité qui lui confère un équilibre remarquable. Rien de lourd dans ce vin au nez expressif de nectarine et de mangue, et fruité à souhait. S’il risque d’impressionner vos invités à l’apéritif, vous pouvez aussi le servir avec des rillettes au foie gras, des fromages bleus peu relevés, et sans vous tromper avec une tarte aux abricots. (21,85$)
À l’origine du ripasso, ce vin bien connu de la maison Masi représente toujours ce qui se produit de bon sur les collines de la Valpolicella. Le 2020 reste charnu et savoureux, au taux d’alcool raisonnablement étonnant. Séduisant avec beaucoup de fruit au nez comme en bouche, doté de tanins bien enrobés grâce à une maturité phénolique évidente, le vin offre deux avantages, celui d’une bonne persistance, et la possibilité de se garder dans votre cellier quelques années. Bref, les cépages corvina, rondinella et molinara s’entendront à merveille en compagnie de pâtes en sauce tomatée, moyennement épicée, et de viandes rouges rôties (23,25$). Le même vin en 2019 et en magnum, est très convivial et fortement recommandé. (43,00$)
Depuis quelques années, je goûte régulièrement les vins de cette cave piémontaise qui a le vent en poupe, et qui non seulement propose un choix étoffé, mais permet aussi aux œnophiles de se procurer du très bon sans briser sa carte de crédit… Dans ce barolo, on retrouve les caractéristiques du grand vin issu du cépage nebbiolo, avec de légères notes florales (dont la violette), fruités (gelée de mûres) et épicés (noix de muscade), une bonne fraîcheur et une certaine élégance en fin de bouche grâce à des tanins mûrs. Idéal avec une pièce de bœuf grillée (31,75$)
Depuis que la maison Ferraton a été reprise par Chapoutier, les résultats ne se sont pas fait attendre. Dernièrement, j’ai pu déguster une bonne partie de leur gamme, et il m’est facile d’avancer que les amateurs de syrah (à 100%) ne seront pas déçus et se feront plaisir. Le cornas n’est plus le vin noir d’autrefois, et si cette cuvée d’un joli rouge pourpre est encore sur la réserve de sa jeunesse, il a tous les atouts pour passer le temps, de sept à dix ans. Mais dès à présent, avec ses tanins presque satinés, il risque fort de vous étonner avec une pièce de gibier ou une viande rouge nappée d’une sauce poivrade.(58,75$)
Surveillez le retour de ce Brunello, seigneur de la Toscane et porte-étendard du fameux sangiovese. Arômes floraux en jeunesse, marqués de fruits rouges et de poivre, qui se transforment, en vieillissant en bouquet de sous-bois, d’épices et de cuir. Pour escorter un filet de chevreuil accompagné d’une sauce aux bleuets ou aux myrtilles. (64,00$)
Jacques Orhon est maître sommelier et cofondateur de l’Association canadienne des sommeliers professionnels. Conférencier, professeur, expert en dégustation et véritable globe-trotteur du vin, il parcourt depuis un demi-siècle les vignobles du monde. Ses ouvrages ont été maintes fois récompensés; lui-même a reçu le Prix Hommage décerné par A3Québec, association qui représente l’industrie des vins et des spiritueux.
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Vous avez envie d’un vin sympa cette semaine, sans trop « défoncer » votre budget ? En voici une trentaine pour tous les goûts. Du blanc, du rouge, un rosé et même un mousseux. Rien de très complexe, juste des vins « plaisirs » à partager pour moins de 15 dollars !
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- Le chardonnay domine avec près de la moitié de l’assemblage, complété par le trio gamay, aligoté et pinot noir, à parts à peu près égales.
- Certes, ce n’est pas du champagne, mais il est vinifié comme tel, et à ce prix, il n’a pas à souffrir de la comparaison.
- (28,45$)Avec l’époque difficile et compliquée que nous connaissons, pourquoi ne pas voir la vie en rose avec ce champagne encore à prix rais…





