Longtemps, la petite appellation nord-vaudoise a traîné une mauvaise réputation. Aujourd’hui, cette terre de rouges ne cesse de surprendre dans un canton où le chasselas demeure roi, trustant les prix. Reportage dans ce qui pourrait être l’un des plus anciens vignobles de Suisse
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«Le Temps» s’associe à «Neue Zürcher Zeitung» dans le cadre d’une série d’articles consacrée au vin et à la gastronomie. Retrouvez au fur et à mesure ces contenus dans notre dossier dédié.
Plusieurs grandes photos ornent les murs du carnotzet. On y voit le labeur de la vigne d’autrefois. Sur l’une, la foule entoure une charrette, prenant la pose pour l’occasion. Pour Benjamin Morel, ce n’est pas juste un témoignage du passé. C’est une partie de sa propre histoire. Sur l’image, on retrouve avec l’élégance d’un gentleman-farmer, son grand-père Alphonse et son père Marc-Antoine, encore enfant. Le solide gaillard aux yeux bleus de 49 ans est ainsi la troisième génération de Morel à la tête du domaine du Château de Valeyres. La bâtisse du XVIIe rappelle une époque où le village nord-vaudois était un lieu de villégiature prisé de l’aristocratie bernoise. La façade néoclassique et les colonnades doriques lui donnent même «un air de conte de fées», si l’on en croit la description du GaultMillau. En 2018, le guide, en association avec Swiss Wine Promotion, nommait le vigneron «Rookie of the Year». Une belle récompense personnelle, mais aussi une reconnaissance pour la qualité des crus de cette appellation des Côtes de l’Orbe, qui fut longtemps le parent pauvre des vins du pays de Gilles et Ramuz.
Enfant de ce pied du Jura, Benjamin Morel se souvient des railleries entendues à l’école de Changins. Lui ne les a jamais écoutées. Comme de nombreux collègues de sa génération, l’homme s’est longuement formé en œnologie, s’expatriant pour affûter ses connaissances, dans le Kaiserstuhl allemand ou dans la vallée de Napa, en Californie. En 2004, il reprend le domaine familial de Valeyres-sous-Rances avec un ami d’enfance, Frédéric Hostettler. Vingt ans plus tard, Benjamin Morel est l’un des noms qui font la notoriété grandissante des Côtes de l’Orbe, qui demeure la plus petite appellation du canton (à l’exception de l’appellation intercantonale du Vully). Ses 170 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) s’étirent des douces pentes du Mormont à Eclépens – la colline a fait l’actualité en 2020 en accueillant la première ZAD de Suisse, contre l’extension de la carrière de ciment d’Holcim – jusqu’à Yverdon, ville où se niche une mini-vigne de 200 m2, et Yvonand sur la rive sud du lac de Neuchâtel.
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